Navette Saint-Barthélemy
BLD.06
Institution
2026
Stratégie et campagne pour la navette gratuite de Saint-Barthélemy : sur une île où la voiture dit qui l’on est, faire du bus un réflexe.

(01)Contexte
Lancée en décembre 2025, la navette gratuite de Saint-Barthélemy relie Gustavia au stade de Saint-Jean, sur un axe court et saturé où se garer est un casse-tête quotidien. Elle transportait pourtant une quarantaine de passagers par jour, pour une capacité de plus de mille.
Sur une île où tout le monde se voit, ce qu’on conduit dit qui l’on est. Le manque d’intérêt ne venait pas d’un rejet de la navette, mais de quatre freins superposés : aucun besoin ressenti, une inscription obligatoire sur une île habituée à l’informel, personne pour en parler autour de soi, et le sentiment d’un service imposé plutôt que proposé.
(02)Idée
Ici, personne n’a besoin du bus. Plutôt que de le rendre indispensable par la raison, la campagne le rend évident par l’expérience : elle ne vend pas un transport, mais un soulagement, une fierté locale, un petit luxe qu’on a envie d’essayer une fois. Ensuite, il se défend seul.
Une signature, « Un nouveau réflexe à prendre », et trois gestes repris sur chaque support : « Je m’informe, je m’inscris, je monte. » Les accroches retournent les freins en arguments, un bénéfice par visuel : « Tourner en rond pour mieux vous servir », « Vous n’aurez pas besoin de lui trouver une place de parking », « Oubliez votre voiture », « Revenez vraiment comme vous êtes ». Une série à contre-pied répond aux critiques sans jamais les citer, sur un ton complice : « Essayez avant de râler. »
(03)Exécution
Une campagne en trois temps. Faire comprendre : cinq publications pour expliquer le service en clair (itinéraire, inscription, conditions d’accès, règles à bord, bénéfice au quotidien), bannières, flyers, affichage aux arrêts et capsule radio. Faire adopter : une chronique en huit épisodes de 30 à 60 secondes, une question, une réponse, un rappel d’action, et une présence hebdomadaire sur les réseaux. Faire croire : des portraits filmés à bord et sur le terrain, du commerçant au chauffeur, un micro-trottoir radio et un bilan d’étape, parce que la preuve humaine est le seul argument qui résiste à la critique.
S’y ajoutent le logo et son animation, un shooting en six séquences, de Gustavia au crépuscule au stade de Saint-Jean, et des indicateurs pour chaque étape, des inscriptions à la fréquentation.
(04)Résultat
Logo et animation validés en août 2026.
Visuels






Crédits
Stratégie et direction artistique : Jéruel Isimat-Mirin.
Un projet, une idée, une question ? Quelques lignes suffisent.